Fantaisie Littéraire

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La rose du diable


La rose du diable

 
 
La rose du diable
Après lui avoir annoncé une mort prochaine, un partisan du diable va entrainer Rosy, une jeune fille avec un caractère bien corsé et une réputation détestable, à devenir à son tour un démon. Il va lui apprendre à contrôler ses nouveaux pouvoirs et à être un démon-d-âme. Mais les choses tourneront au cauchemar lorsque Rosy gagnera une conscience et refusera d'accomplir sa mission.


 
 

13/02/2015
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Chapitre n°2

Exclusif sur ce blog


 

 

MA PETITE NOTE ;)
Bonne lecture ;)

 

Je repris mon chemin, faisant attention à chaque croisement de rue pour traverser. Ma mère m’a souvent répété : jamais deux sans trois. La troisième fois sera sans doute la bonne, quelqu’un en avait après moi et je ne pensais qu’à une seule personne : Dieu.

La nuit tombait, le temps humide rendait l’atmosphère froide, l’hiver n’était pas ma saison préférée, mais chaque année elle montrait le bout de son nez. Je n’étais plus qu’à quelques minutes de ma maison, je savais que je pourrais être en sécurité chez moi, à chaque pas je me sentais rassurée jusqu’à ce que je ressente la même sensation que ce matin au lycée. Des frissons m’envahirent, la légère brise me frotta le visage une nouvelle fois, quelque chose n’allait pas. Je décidai d’accélérer le pas et de courir pour rentrer jusqu’à chez moi, je ne faisais plus attention à la mort qui me suivait et ne pensait qu’à me réfugier dans ma maison. Je l’apercevais et savait que toutes mes inquiétudes s’envoleraient, une bonne nuit de sommeil n’allait pas me faire de mal. Je claquai la porte en rentrant subissant les remontrances de ma mère. J’étais peut-être la Reine dans mon lycée, mais pas ici.

— Ce n’est pas moi, mais le vent ! Mentis-je pour me sauver.

— Ne me ment pas je ne suis pas bête. Ta journée s’est bien passée ? Demanda ma mère.

— Comme d’habitude.

Elle et moi nous nous entendions bien, mais je ne pouvais pas me confier à elle comme je le voudrais, je laisse une distance entre-elle et moi préférant parler à mes amies. Je montai dans ma chambre après lui avoir dit bonjour. Je jetai mon sac dans un coin de la pièce comme toujours, les leçons passaient après mes plaisirs, je dois avouer qu’il est rare que je m’investisse dans les cours sauf ceux de Monsieur Colin.

J’étais assise sur mon lit mon téléphone à la main discutant avec mes amies, je tentais en vain de m’expliquer avec Luce sur son comportement, celle-ci restait braquée et ne voulait pas me dire ce qui la tracassait. Ma chambre fermée à clé comme toujours, je me sentais libre et en sécurité, j’étais presque certaine que si je devais mourir ce ne serait pas ici. Ma lumière d’ambiance était allumée et arrivait parfois à me faire planer. Je n’ai jamais eu de soucis avec celle-ci, je ne l’avais que depuis peu mais voilà qu’elle s’éteint et se rallume sans cesse. Je laissai tomber mon téléphone portable sur le lit pour aller voir le problème de plus près, je l’éteignis pour ensuite la rallumer, il n’y avait plus aucun problème, je pouvais retourner sur mon lit. Dix minutes passèrent et celle-ci me laissa une nouvelle fois dans le noir, j’avais l’impression d’être en boite de nuit ou bien d’être agressée par des flashs, elle s’éteignit quelques secondes et au moment de se rallumer un homme était dans chambre. J’avais peur, je voulais crier, mais cela m’était impossible. L’homme avait sa main posée sur ma bouche.

— Je ne te veux aucun mal. Dit-il, je ne le croyais pas mais me calmais quand même. Je vais ôter ma main seulement si tu me promets de ne pas crier, est-ce que tu peux faire ça ? Continua l’inconnu. J’acquiesçai de la tête voulant être libérer et retrouver la parole.

— Qui êtes-vous et que me voulez-vous ? Demandai-je paniquée alors que l’homme semblait décontracté. Il se recula s’asseyant sur la chaise de mon bureau.

— Je m’appelle Azare, je suis un Démon-d-âmes.

La présentation de l’homme restait cryptée pour moi.

— Je ne comprends pas, comment êtes-vous entré dans ma chambre ? Demandais-je en regardant la fenêtre qui était fermée et ma porte verrouillée.

— Tu n’écoutes pas, je suis un Démon. Apparaître dans ta chambre n’a rien de compliqué pour moi, c’était extrêmement simple.

— Nous ne sommes pas dans un film, vous êtes-vous échappé d’un hôpital psychiatrique ?

— Je n’ai pas de temps à perdre avec une gamine comme toi, tu vas te taire et m’écouter ! Ordonna Azare. J’obéis tétanisée par la peur.

— Je suis Azare, un Démon-d-âmes, je suis envoyé ici par le patron pour te prévenir que demain tu vas mourir ! Tu reviendras dans le monde des vivants sous la forme d’un Démon-d-âmes, je serais ton professeur pour que tu puisses contrôler tes nouveaux pouvoir et arriver à réussir ta mission proprement. Je ne suis pas ici pour rigoler et je sais que tu ne me croiras pas ce soir, c’est toujours la même chose venant de chez vous, pauvre humain, vous pensez être la seule espèce dominante sur cette planète. Je sais que depuis ce matin la mort te court après, mais elle ne pouvait pas te prendre avant que je ne fasse mon travail.

Le démon s’approcha de moi, je ne bougeais pas, il approcha sa main de mon visage. Il me procura une légère sensation d’électricité statique au contact de notre peau pour ensuite se reculer.

— Mon travail est fait, nous nous reverrons bientôt !

Il disparut. J’étais sûre de rêver.

*

Le lendemain matin je n’arrivais toujours pas à faire la différence entre le rêve et la réalité. Ce qui s’était produit hier semblait tellement réel que j’aurais pu confondre. Une chose dont j’étais certaine : les démons ne pouvaient pas exister, ce n’étaient que des mythes. J’arrivais au lycée retrouvant mes amies, Luce toujours contrariée par l’histoire de la veille ne m’adressa pas un seul mot.

— Ca lui passera ! Me rassura Marie.

— Je me moque de ses sauts d’humeurs, elle peut partir quand elle veut, je ne la retiendrais pas ! Mentis-je, je suis proche de Luce comme de Marie, je ne voudrais pas la perdre.

— Je n’ai pas de sauts d’humeurs ! Je suis en colère contre toi à cause de tes mensonges, j’ai parlé à Enzo, il ne t’aime pas. Cria Luce qui avait écouté ce que je venais de dire à Marie.

— Tu as osé lui parler, depuis quand as-tu son numéro de téléphone ? Dis-je pour essayer de détourner la conversation sur Luce.

Ne change pas de sujet, il m’a dit qu’il avait quelqu’un d’autre dans sa vie. Tu n’es qu’une menteuse !

— Et toi tu oses douter de tes amies, je pensais qu’on devait se faire confiance, alors pourquoi demander à Enzo si j’ai dit la vérité ou non ! Hurlai-je à mon tour.

— Alors tu as menti ? Demanda Marie.

— Reste en dehors de ça ! Répondis-je ne voulant pas l’impliquer et la perdre aussi. Elle se recula et observa la scène.

— J’ai bien fait de demander, tu es tellement narcissique et fière que ça aurait été trop éprouvant pour toi de nous dire la vérité ! Nous sommes tes amies, nous ne t’aurions pas jugée.

Ses paroles me frappaient droit au cœur, mais je repris rapidement cette carapace et ce caractère de mauvaise fille.

— J’en ai rien à foutre de tes remarques, amie ou pas amie je suis encore libre de dire ce que je veux à qui je veux, tu ne vas pas me changer, alors si tu n’es pas contente tu peux toujours rester seule !

J’étais vexée.

— Elle ne sera pas seule ! Se réveilla Marie.

— Quoi ? Demandai-je le visage rempli d’incompréhension.

— Tu nous as menti, j’ai besoin de temps pour te pardonner, je reste avec Luce !

Mes deux amies venaient de me trahir, même si j’avais menti je ne méritais pas d’être détestée par elles. Je n’avais plus envie de retourner au lycée, j’allais faire l’école buissonnière, je préférais restée assise sur un banc dans le froid, accompagnée d’un paquet de cigarettes, plutôt que de recroiser Enzo, Marie et Luce.

Le ciel était moins gris que les autres jours, le bleu revenait et le soleil aussi. Il ne faisait pas un temps à flotter sous les cocotiers, mais le soleil pouvait me réchauffer parfois. Réfugiée dans mon coin, à l’abri des regards indiscrets, je me sentais bien et pouvais oublier mon cauchemar de la nuit et la perte de mes deux meilleures amies. Il n’y avait pas de bruits, aucunes voitures, aucuns étudiants, j’étais seule au monde et pourtant si bien. Ce silence ne dura pas lorsque j’entendis des pas venant de ma droite, je n’arrivais pas à entendre leur conversation, mais je pus reconnaître leur voix : Enzo et Luce.

— Ce matin je lui ai dit ce que je pensais, elle repensera à deux fois avant de mentir à ses amies. Dès le moment où elle m’a dit que tu partageais ses sentiments j’ai su que c’était faux. Il n’y a qu’une seule femme dans ton cœur et c’est moi.

Je restais cachée pour écouter.

— J’espère que tu n’as pas douté de moi, je ne te trahirais jamais.

Je décidai de me lever et les rejoindre, chacun posa son regard sur moi, ils venaient d’être découvert. Luce semblait être la plus paniquée des deux. J’étais en colère, vexée et humiliée, je n’allais pas laisser passer ça. Rapidement, j’arrivais à la hauteur de Luce, sans réfléchir je levai la main sur elle.

— Tu es folle. Cria Enzo.

— Tais-toi ! Je ne veux plus rien entendre de ta bouche. Criai-je plus fort.

— Elle n’est pas folle, juste jalouse et vexée. Elle ne supporte pas de ne pas être au centre de l’attention. La reine de ce royaume n’a pas eu son dû alors personne ne pourra l’avoir, elle est pathétique !

Je tentai d’agresser une nouvelle fois Luce, je n’arrivais pas à me contrôler. Mon cœur et mon esprit étaient contrôlés par la rage et la haine que j’éprouvais désormais envers les deux tourtereaux. Je n’arrivais pas à réaliser qu’Enzo ait pu choisir Luce plutôt que moi.

— Comment as-tu pu me faire ça ? Tu as osé me trahir et tu veux me faire passer pour la méchante ; Tu me le paieras !

Luce se releva, l’envie de la refaire tomber était bien présente mais je devais me contrôler.

— Depuis que nous sommes amies tu nous considères comme tes esclaves, tu ne supportais pas que l’on soit mieux que toi alors tu nous écrasais pour ne pas te faire voler la vedette.

— Je ne te le pardonnerais jamais ! Répondis-je.

— Je n’ai pas besoin d’être amie avec le diable en personne, tu ne m’apporteras rien de bon dans ma vie.

Le mot diable me refit penser à ce qui s’était produit la veille, était-ce un rêve avec une signification prémonitoire ?

— Ne vous fâchez pas les filles, Rosy tu dois comprendre que tu ne peux pas être aimée par tout le monde, je ne t’appartiens pas. Intervint Enzo.

— Ne dîtes plus un mot, vous allez me rendre folle ! M’énervai-je.

— Tu mérites cette situation ! Triompha Luce avant de se rapprocher d’Enzo pour me narguer.

J’attaquai rapidement Luce voulant la frapper une nouvelle fois, Enzo s’interposa me bousculant. Je perdis l’équilibre et m’assommai sur une des roches, sensées « décorer » le parc.

 

* trou noir *

 

 

MA PETITE NOTE ;)
C'était le chapitre 2 les amis, j'ai été gentille, je n'ai pas attendu vos commentaires pour le mettre, j'avais trop envie ^^. Alors le voilà. Dite moi ce que vous en pensez. Peut être un chapitre 3 qui sait !

10/02/2015
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La rose du diable - Chapitre n°1

Exclusif sur ce blog


 

 

MA PETITE NOTE ;)
Bonne lecture ;)

« Attention » criaient les gens dans la rue. J’avais beau essayer de montrer que ce qui venait de se passer ne me touchait guère, mon cœur voulait sortir de ma poitrine. La voiture venait de laisser de longues traces de pneus sur le bitume de la route, dans le seul but de m’éviter. J’avais échappé de peu à la mort, mais il semblerait que ce jour n’était pas encore le mien. Je n’allais pas m’attarder sur cet évènement, les passants reprirent leur chemin ainsi que l’automobiliste. Il était temps pour moi de retourner au lycée, retrouver mes amies, mes ennemis et mes sujets.

Après avoir marché pendant dix minutes dans le froid, j’arrivais enfin devant cet immense bâtiment vieilli par les années. Je pus déjà apercevoir mes deux meilleures amies, Luce et Marie, qui m’attendaient assises sur un banc. Sans perdre de temps, je me rendis à leurs côtés pour les saluer et ensuite pouvoir entrer dans le lycée, un endroit auquel je suis attachée. Lorsque je devrais quitter cet endroit pour entrer à l’université, je suis pratiquement sûre que je verserais une larme, chose que je ne fais pas habituellement étant donné que j’ai un cœur dur comme la pierre. Mes amies et moi marchâmes, traversant une foule d’élèves qui essayaient de nous éviter, il ne serait pas très intelligent de bousculer la reine de cet empire sous peine de sanction.

Comme à notre habitude nous nous arrêtions sur l’un des bancs à l’extérieur avant que les cours ne commencent. Chaque jours une nouvelle histoire était à l’honneur pour nous divertir, beaucoup d’élèves étaient présents pour nous partager leurs informations. Il y avait de jolis petits mélanges, cela passaient des trahisons aux plaisirs charnelles. Nous ne trouvions pas toujours les explications à ça, le plus important était que je devais être tenue informée de tout ce qui se passait dans cet endroit, sauf que ce jour je n’étais pas dans mon état normal. Je ne savais pas vraiment ce qui se passait mais un frisson me parcourut le corps, laissant mes poils s’hérisser sur ma peau. Je sentis une énergie négative, une brise me passant sur le visage. Ce n’était pas simplement le vent, c’était différent et beaucoup plus doux, je sentis autour de moi quelque chose d’inexplicable qui me fit perdre le fil de la discussion.

— Rosy, tu es avec nous ou pas ? Plaisanta Luce.

— J’étais perdue dans mes pensées. Quels sont les potins d’aujourd’hui ? Demandai-je alors pour m’incruster dans leur conversation.

— Gaël a écrit une lettre à Johanna, il lui a déclaré sa flamme tel un poète utilisant la plume de Shakespeare.

Je souriais alors, me moquant de ce jeune homme que je ne n’avais jamais vu et qui ne m’avait jamais rien fait.

— Vous pensez qu’elle va lui répondre ? Demanda Marie à son tour.

— Je pense plutôt qu’elle a déjà brûlé la lettre. Rit Luce.

— Bon et toi Rosy, quand est-ce que tu te déclares ? M’interrogea Marie en voulant parler d’Enzo. Ce garçon populaire, à la beauté et au charme d’un roi qui fait craquer les donzelles présentent dans ce château.

— Et s’il ne voulait pas de moi ? M’inquiétai-je.

— Ô toi, reine de ce royaume, qui ne voudrait pas être ton chevalier blanc ? M’encouragea Marie. Elle n’a pas tords, beaucoup de garçons me voudraient et beaucoup de femmes m’enviaient.

— Un roi, doit se trouver une reine et je n’en vois qu’une seule ici. Succombai-je. J’allais enfin me lancer et je lui dirais ce que je ressentais pour lui, il ne pouvait pas me dire non.

La cloche sonna alors l’heure des cours, nous nous rendîmes dans notre salle pour en commencer un avec le plus beau des professeurs, monsieur Colin. C’est toujours avec de l’entrain que l’on s’y rend pour étudier, mais beaucoup plus pour observer et admirer ce professeur. Je pense m’être fait remarquer, d’une part pour ma réputation et d’une autre pour travailler correctement dans ses classes. Celle-ci terminée, je récupérai mes affaires pour enchainer les autres cours et ensuite terminer la journée.

— Droit devant, Rosy va lui parler. M’ordonna Marie, lorsqu’elle aperçut Enzo devant nous. Je n’avais plus le choix, je ne pouvais plus faire marche arrière et je devais tenir ma promesse. C’est alors en prenant mon courage à deux mains que je m’avançais vers lui pour lui déclarer ma flemme. Mon cœur battait la chamade, mes mains devenaient moites, mon souffle se faisait court et mes jambes tremblotaient.

— Salut Enzo, je peux te parler en privé une minute ? Demandai-je. Je me sentais gênée de le déranger ainsi alors qu’il était avec ses amis, mais les miennes regardaient et je ne pouvais pas les décevoir. Il me suivit pendant que je m’éloignais des regards indiscrets.

— Tu veux me parler de quelque chose ? Demanda-t-il.

— Ça fait un petit moment que l’on se connait toi et moi, je pense être capable de dire que nous sommes assez proches. J’ai décidé de t’ouvrir mon cœur et de t’avouer mes sentiments. Je ne nous ai jamais vus comme de simples amis, j’ai toujours espéré plus. Je n’ai jamais eu le courage de te l’avouer, mais aujourd’hui c’est fait. Me déclarai-je. J’eus trouvé ça plus facile que je ne le pensais, je savais quoi lui dire et comment tourner mes phrases. N’ayant aucune crainte je me sentais rassurée et en confiance.

— Je t’apprécie moi aussi Rosy, beaucoup même, mais tu n’es qu’une amie pour moi. J’ai déjà quelqu’un dans ma vie, et je suis désolée si par mégarde je t’ai fait croire que j’étais intéressé. Répondit-il.

Ses mots furent alors gravés dans mon esprit, je ne pourrais jamais les oublier et je ne sais même pas si je pourrais encore le regarder en face.

— Oublie ce que je viens de dire, s’il te plait. Implorai-je mal à l’aise.

Pour la première fois depuis que je le connais, j’avais envie de l’éviter et de le fuir. Je tournais alors les talons pour repartir rejoindre mes amis qui attendaient avec impatience le verdict. J’avais compris la leçon et je n’oublierais jamais cette fille inconnue qui partage son cœur. Je me sentais misérable et idiote, la colère montait lentement laissant place à de la fierté. Je retournais vers mes amies.

— Alors ? Sourit Luce, excitée de connaître le verdict.

— Je ne sais pas si je peux vous le dire, il m’a dit de n’en parler à personne. Bon vous êtes mes meilleures amies alors je vous le dis : il m’aime aussi. Je compte sur vous et votre discrétion d’accord ? Mentis-je. Il était impossible pour moi de dire la vérité.

Je souriais pour cacher mon malaise, même si j’avais envie d’attaquer la première personne que je croisais et d’en faire une victime. J’étais imprévisible et la colère n’arrangeait pas les choses, je ne voulais pas être humiliée et c’était pour cela que je m’eus forgé cette carapace et m’eus créé une réputation qui m’avait rendue populaire.

— Je suis très heureuse pour toi Rosy et j’espère que vous deux aurez une relation sérieuse et durable. Encouragea Marie en souriant de toutes ses dents.

— Nous connaissons toutes les deux Rosy et savons qu’elle quitte les garçons au bout de deux semaines. Dramatisa Luce en s’adressant à Marie.

— Enzo est différent Luce ! Dis-je. Je lui cours après depuis que je sais marcher alors je ne vais pas le quitter maintenant.

Luce crispée, sourit.

— J’ai confiance en toi Rosy, si tu as besoin de parler à quelqu’un tu sais que je suis là. Proposa Marie.

— Merci, au moins une qui ne me juge pas ! Taquinai-je.

— J’aimerais bien savoir ce que tu lui as dit exactement et ce que lui t’a répondu. Demanda Luce, je ne comprenais pas pourquoi elle me posait toutes ces questions, le ton de sa voix semblait agressif.

— Tu n’as pas besoin de savoir, j’ai promis à Enzo que je ne dirais rien ! Râlai-je.

— J’ai du mal à te croire, j’ai l’impression que tu nous mens, il ne t’aime pas et tu ne veux pas nous le dire !

— Traite moi de menteuse, serais-tu jalouse que quelqu’un m’aime et que toi tu n’ais personne ? Agressai-je.

— Je ne suis pas seule, j’ai quelqu’un dans ma vie mais, je ne l’ai jamais dit. Je ne te traite pas de menteuse, c’est juste que cette histoire me semble étrange.

Luce avait quelqu’un dans sa vie, un garçon qu’elle aimait. Pourtant elle nous le cachait, elle devait avoir honte de lui et de ce que nous penserons d’elle à présent.

— Je pars, je vais le retrouver. Termina Luce.

Marie et moi ne comprenions pas son comportement.

— Tu y crois à son histoire de « petit-ami secret » ? Me demanda Marie.

— Je pense qu’elle nous a dit ça pour se défendre et ne pas avouer qu’elle se sent seule. Répondis-je.

— Sans doute, on se voit demain Rosy !

Je voyais Marie s’éloigner, je pouvais enfin perdre mon sourire. A la sortie du lycée les jeunes s’amusaient, ceux qui me croisaient me saluaient. Jamais je ne répondais, est-ce que Reine connait ses villageois comme elle connait sa famille ? J’avançais dans le froid qui ne pouvait pas traverser mes vêtements grâce à ma veste et mon écharpe en laine. Je n’arrêtais pas de penser à Enzo et au fait qu’il ait déjà une petite-amie, aurait-il trouvé une fille mieux que moi ?

Je ne regardais pas devant moi et arrivait à faire abstraction de tous les bruits autours de moi. Cela pouvait s’avérer utile parfois mais, dans cette situation ça pouvait être dangereux. Un jeune garçon en skate loupa son saut et me bouscula malgré lui. Je n’eus le temps de réagir, je venais de tomber par terre. Les autres me regardaient apeurés, ils savaient qui j’étais et qu’elle était ma réputation. Le jeune en tort s’approcha de moi.

— Je suis vraiment désolée, j’ai perdu le contrôle de ma planche. Tu dois avoir une bonne étoile au-dessus de ta tête.

Je ne compris pas le reste de sa phrase, je regardai dans sa direction et aperçu un clou sortant du banc où j’aurais pu me cogner la tête et alors me tuer. Je ne savais pas si je devais m’estimer chanceuse ou malchanceuse, le matin une voiture avait failli me renverser et cette-fois un clou aurait pu me traverser le crâne et se loger dans mon cerveau. Je me relevai constatant que mon pantalon était sale.

— Je te rembourserais le pressing, je te jure ! Proposa le jeune garçon.

— Laisse tomber ! Dis-je calmement, toujours perturbée.

— J’insiste, je ne veux pas avoir de problèmes avec toi. S’inquiéta-t-il.

— Tais-toi ! Criai-je, les autres me regardaient, pendant une seconde ils eurent oublié mon véritable caractère, désormais tout était à nouveau clair dans leur esprit.

 

MA PETITE NOTE ;)
Et voilà, fin du chapitre n°1. Merci beaucoup de l'avoir lu dans sa totalité. Laissez (si vous le souhaitez) un petit commentaire pour me donner vos impressions. Et si vous êtes gentils (oupas) vous aurez peut-être le chapitre n°2. C'est une bonne question ça d'ailleurs, est-ce que vous voulez voir le chapitre n°2 sur ce blog ? Merci par avance pour tous vos commentaires, j'essaierais de vous répondre, et je visiterais vos blogs, promis !! Bisous <3

04/02/2015
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