Fantaisie Littéraire

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Chapitre n°1


La rose du diable - Chapitre n°1

Exclusif sur ce blog


 

 

MA PETITE NOTE ;)
Bonne lecture ;)

« Attention » criaient les gens dans la rue. J’avais beau essayer de montrer que ce qui venait de se passer ne me touchait guère, mon cœur voulait sortir de ma poitrine. La voiture venait de laisser de longues traces de pneus sur le bitume de la route, dans le seul but de m’éviter. J’avais échappé de peu à la mort, mais il semblerait que ce jour n’était pas encore le mien. Je n’allais pas m’attarder sur cet évènement, les passants reprirent leur chemin ainsi que l’automobiliste. Il était temps pour moi de retourner au lycée, retrouver mes amies, mes ennemis et mes sujets.

Après avoir marché pendant dix minutes dans le froid, j’arrivais enfin devant cet immense bâtiment vieilli par les années. Je pus déjà apercevoir mes deux meilleures amies, Luce et Marie, qui m’attendaient assises sur un banc. Sans perdre de temps, je me rendis à leurs côtés pour les saluer et ensuite pouvoir entrer dans le lycée, un endroit auquel je suis attachée. Lorsque je devrais quitter cet endroit pour entrer à l’université, je suis pratiquement sûre que je verserais une larme, chose que je ne fais pas habituellement étant donné que j’ai un cœur dur comme la pierre. Mes amies et moi marchâmes, traversant une foule d’élèves qui essayaient de nous éviter, il ne serait pas très intelligent de bousculer la reine de cet empire sous peine de sanction.

Comme à notre habitude nous nous arrêtions sur l’un des bancs à l’extérieur avant que les cours ne commencent. Chaque jours une nouvelle histoire était à l’honneur pour nous divertir, beaucoup d’élèves étaient présents pour nous partager leurs informations. Il y avait de jolis petits mélanges, cela passaient des trahisons aux plaisirs charnelles. Nous ne trouvions pas toujours les explications à ça, le plus important était que je devais être tenue informée de tout ce qui se passait dans cet endroit, sauf que ce jour je n’étais pas dans mon état normal. Je ne savais pas vraiment ce qui se passait mais un frisson me parcourut le corps, laissant mes poils s’hérisser sur ma peau. Je sentis une énergie négative, une brise me passant sur le visage. Ce n’était pas simplement le vent, c’était différent et beaucoup plus doux, je sentis autour de moi quelque chose d’inexplicable qui me fit perdre le fil de la discussion.

— Rosy, tu es avec nous ou pas ? Plaisanta Luce.

— J’étais perdue dans mes pensées. Quels sont les potins d’aujourd’hui ? Demandai-je alors pour m’incruster dans leur conversation.

— Gaël a écrit une lettre à Johanna, il lui a déclaré sa flamme tel un poète utilisant la plume de Shakespeare.

Je souriais alors, me moquant de ce jeune homme que je ne n’avais jamais vu et qui ne m’avait jamais rien fait.

— Vous pensez qu’elle va lui répondre ? Demanda Marie à son tour.

— Je pense plutôt qu’elle a déjà brûlé la lettre. Rit Luce.

— Bon et toi Rosy, quand est-ce que tu te déclares ? M’interrogea Marie en voulant parler d’Enzo. Ce garçon populaire, à la beauté et au charme d’un roi qui fait craquer les donzelles présentent dans ce château.

— Et s’il ne voulait pas de moi ? M’inquiétai-je.

— Ô toi, reine de ce royaume, qui ne voudrait pas être ton chevalier blanc ? M’encouragea Marie. Elle n’a pas tords, beaucoup de garçons me voudraient et beaucoup de femmes m’enviaient.

— Un roi, doit se trouver une reine et je n’en vois qu’une seule ici. Succombai-je. J’allais enfin me lancer et je lui dirais ce que je ressentais pour lui, il ne pouvait pas me dire non.

La cloche sonna alors l’heure des cours, nous nous rendîmes dans notre salle pour en commencer un avec le plus beau des professeurs, monsieur Colin. C’est toujours avec de l’entrain que l’on s’y rend pour étudier, mais beaucoup plus pour observer et admirer ce professeur. Je pense m’être fait remarquer, d’une part pour ma réputation et d’une autre pour travailler correctement dans ses classes. Celle-ci terminée, je récupérai mes affaires pour enchainer les autres cours et ensuite terminer la journée.

— Droit devant, Rosy va lui parler. M’ordonna Marie, lorsqu’elle aperçut Enzo devant nous. Je n’avais plus le choix, je ne pouvais plus faire marche arrière et je devais tenir ma promesse. C’est alors en prenant mon courage à deux mains que je m’avançais vers lui pour lui déclarer ma flemme. Mon cœur battait la chamade, mes mains devenaient moites, mon souffle se faisait court et mes jambes tremblotaient.

— Salut Enzo, je peux te parler en privé une minute ? Demandai-je. Je me sentais gênée de le déranger ainsi alors qu’il était avec ses amis, mais les miennes regardaient et je ne pouvais pas les décevoir. Il me suivit pendant que je m’éloignais des regards indiscrets.

— Tu veux me parler de quelque chose ? Demanda-t-il.

— Ça fait un petit moment que l’on se connait toi et moi, je pense être capable de dire que nous sommes assez proches. J’ai décidé de t’ouvrir mon cœur et de t’avouer mes sentiments. Je ne nous ai jamais vus comme de simples amis, j’ai toujours espéré plus. Je n’ai jamais eu le courage de te l’avouer, mais aujourd’hui c’est fait. Me déclarai-je. J’eus trouvé ça plus facile que je ne le pensais, je savais quoi lui dire et comment tourner mes phrases. N’ayant aucune crainte je me sentais rassurée et en confiance.

— Je t’apprécie moi aussi Rosy, beaucoup même, mais tu n’es qu’une amie pour moi. J’ai déjà quelqu’un dans ma vie, et je suis désolée si par mégarde je t’ai fait croire que j’étais intéressé. Répondit-il.

Ses mots furent alors gravés dans mon esprit, je ne pourrais jamais les oublier et je ne sais même pas si je pourrais encore le regarder en face.

— Oublie ce que je viens de dire, s’il te plait. Implorai-je mal à l’aise.

Pour la première fois depuis que je le connais, j’avais envie de l’éviter et de le fuir. Je tournais alors les talons pour repartir rejoindre mes amis qui attendaient avec impatience le verdict. J’avais compris la leçon et je n’oublierais jamais cette fille inconnue qui partage son cœur. Je me sentais misérable et idiote, la colère montait lentement laissant place à de la fierté. Je retournais vers mes amies.

— Alors ? Sourit Luce, excitée de connaître le verdict.

— Je ne sais pas si je peux vous le dire, il m’a dit de n’en parler à personne. Bon vous êtes mes meilleures amies alors je vous le dis : il m’aime aussi. Je compte sur vous et votre discrétion d’accord ? Mentis-je. Il était impossible pour moi de dire la vérité.

Je souriais pour cacher mon malaise, même si j’avais envie d’attaquer la première personne que je croisais et d’en faire une victime. J’étais imprévisible et la colère n’arrangeait pas les choses, je ne voulais pas être humiliée et c’était pour cela que je m’eus forgé cette carapace et m’eus créé une réputation qui m’avait rendue populaire.

— Je suis très heureuse pour toi Rosy et j’espère que vous deux aurez une relation sérieuse et durable. Encouragea Marie en souriant de toutes ses dents.

— Nous connaissons toutes les deux Rosy et savons qu’elle quitte les garçons au bout de deux semaines. Dramatisa Luce en s’adressant à Marie.

— Enzo est différent Luce ! Dis-je. Je lui cours après depuis que je sais marcher alors je ne vais pas le quitter maintenant.

Luce crispée, sourit.

— J’ai confiance en toi Rosy, si tu as besoin de parler à quelqu’un tu sais que je suis là. Proposa Marie.

— Merci, au moins une qui ne me juge pas ! Taquinai-je.

— J’aimerais bien savoir ce que tu lui as dit exactement et ce que lui t’a répondu. Demanda Luce, je ne comprenais pas pourquoi elle me posait toutes ces questions, le ton de sa voix semblait agressif.

— Tu n’as pas besoin de savoir, j’ai promis à Enzo que je ne dirais rien ! Râlai-je.

— J’ai du mal à te croire, j’ai l’impression que tu nous mens, il ne t’aime pas et tu ne veux pas nous le dire !

— Traite moi de menteuse, serais-tu jalouse que quelqu’un m’aime et que toi tu n’ais personne ? Agressai-je.

— Je ne suis pas seule, j’ai quelqu’un dans ma vie mais, je ne l’ai jamais dit. Je ne te traite pas de menteuse, c’est juste que cette histoire me semble étrange.

Luce avait quelqu’un dans sa vie, un garçon qu’elle aimait. Pourtant elle nous le cachait, elle devait avoir honte de lui et de ce que nous penserons d’elle à présent.

— Je pars, je vais le retrouver. Termina Luce.

Marie et moi ne comprenions pas son comportement.

— Tu y crois à son histoire de « petit-ami secret » ? Me demanda Marie.

— Je pense qu’elle nous a dit ça pour se défendre et ne pas avouer qu’elle se sent seule. Répondis-je.

— Sans doute, on se voit demain Rosy !

Je voyais Marie s’éloigner, je pouvais enfin perdre mon sourire. A la sortie du lycée les jeunes s’amusaient, ceux qui me croisaient me saluaient. Jamais je ne répondais, est-ce que Reine connait ses villageois comme elle connait sa famille ? J’avançais dans le froid qui ne pouvait pas traverser mes vêtements grâce à ma veste et mon écharpe en laine. Je n’arrêtais pas de penser à Enzo et au fait qu’il ait déjà une petite-amie, aurait-il trouvé une fille mieux que moi ?

Je ne regardais pas devant moi et arrivait à faire abstraction de tous les bruits autours de moi. Cela pouvait s’avérer utile parfois mais, dans cette situation ça pouvait être dangereux. Un jeune garçon en skate loupa son saut et me bouscula malgré lui. Je n’eus le temps de réagir, je venais de tomber par terre. Les autres me regardaient apeurés, ils savaient qui j’étais et qu’elle était ma réputation. Le jeune en tort s’approcha de moi.

— Je suis vraiment désolée, j’ai perdu le contrôle de ma planche. Tu dois avoir une bonne étoile au-dessus de ta tête.

Je ne compris pas le reste de sa phrase, je regardai dans sa direction et aperçu un clou sortant du banc où j’aurais pu me cogner la tête et alors me tuer. Je ne savais pas si je devais m’estimer chanceuse ou malchanceuse, le matin une voiture avait failli me renverser et cette-fois un clou aurait pu me traverser le crâne et se loger dans mon cerveau. Je me relevai constatant que mon pantalon était sale.

— Je te rembourserais le pressing, je te jure ! Proposa le jeune garçon.

— Laisse tomber ! Dis-je calmement, toujours perturbée.

— J’insiste, je ne veux pas avoir de problèmes avec toi. S’inquiéta-t-il.

— Tais-toi ! Criai-je, les autres me regardaient, pendant une seconde ils eurent oublié mon véritable caractère, désormais tout était à nouveau clair dans leur esprit.

 

MA PETITE NOTE ;)
Et voilà, fin du chapitre n°1. Merci beaucoup de l'avoir lu dans sa totalité. Laissez (si vous le souhaitez) un petit commentaire pour me donner vos impressions. Et si vous êtes gentils (oupas) vous aurez peut-être le chapitre n°2. C'est une bonne question ça d'ailleurs, est-ce que vous voulez voir le chapitre n°2 sur ce blog ? Merci par avance pour tous vos commentaires, j'essaierais de vous répondre, et je visiterais vos blogs, promis !! Bisous <3

04/02/2015
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